Méthodologie pour la question large de linguistique (tronc commun)

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La mention "tronc commun" concerne l'agrégation externe d'anglais.

Sommaire

Rapports de jury

Rapport agrégation externe 2009

  • Sur la base d'une réflexion aboutie sur la notion choisie et d'une connaissance approfondie des formes linguistiques de la notion en anglais, les candidats en analysent avec méthode et pertinence les réalisations discursives contextuelles. Bien loin du placage d'un cours dans le cadre duquel le texte n'est qu'un prétexte, une source désincarnée d'exemples illustratifs, le traitement de la question permet de mettre au jour à la fois les ressorts propres à l'organisation du sens dans le texte et les formes variables de la grammaticalisation notionnelle.
  • Avant de s'intéresser au texte, le candidat s'interroge sur la notion présente dans l'intitulé du sujet. Cette interrogation se situe elle-même, dans un premier temps, hors du cadre de la linguistique. Ensuite, il convient d'appliquer ce concept au langage et plus particulièrement à la langue, [...] sans prise en compte non plus à ce stade de l'existence et de la spécificité du texte. Enfin, le candidat s'intéressera au discours, aux réalisations contextuelles effectives à la fois de la notion et des formes potentiellement disponibles pour la représenter.
  • Si le concept fait l'objet d'un développement complet dans le cadre de l'introduction, la partie consacrée à la langue est concise, pour éviter à la fois la lecture laborieuse d'un catalogue et la perte de temps.

Rapport agrégation externe 2013

  • La question large se présente sous la forme d’une notion dont il s’agit de commenter, dans le cadre d’un plan ordonné, les réalisations dans le texte proposé.
  • L’effort de définition doit s’accompagner d’un repérage correct des occurrences. Si l’on ne demande pas nécessairement aux candidats de mentionner toutes les occurrences du texte dans le développement, il faut néanmoins aborder les exemples illustrant différents cas de figure.
  • Le jury s’attend également à trouver des éléments de problématisation. Ces éléments de problématisation ne doivent pas apparaître seulement dans l’introduction mais également dans le développement, où ils peuvent évoluer au fil des exemples commentés.
  • Le devoir doit être organisé selon un plan qui est annoncé clairement dans l’introduction et respecté dans la suite du devoir.
  • La question posée doit être l’occasion de parler du texte. Il est inutile de citer des exemples pris hors du texte sauf, très ponctuellement, pour compléter l’exposé. Dans le développement, les candidats proposent des analyses détaillées de certaines occurrences du texte et ne doivent pas se contenter d’un simple relevé. Les exemples illustrant des phénomènes similaires sont regroupés et éventuellement comparés. Dans ce cas, le commentaire va de ce qui rapproche les formes relevées vers ce qui, éventuellement, les distingue.
  • De façon générale, la progression se fait des exemples les plus faciles à analyser à ceux, plus complexes, qui complètent, voire contredisent, les éléments théoriques donnés initialement.
  • Le jury recommande aux candidats de ne pas ignorer les occurrences plus difficiles mais d’en décrire la complexité. Les copies qui ont présenté de tels développements ont été valorisées.
  • Les éléments de problématisation évoqués précédemment, qui doivent apparaître dès l’introduction, ne sont pas figés. Il en va de même pour les éléments de définition : on commence par une définition simple, englobante, pour ensuite, le cas échéant, la faire évoluer selon les exemples choisis pour éviter une vision linéaire des exemples dans le texte.
  • La question large doit se terminer par une conclusion. Cette dernière peut être l’occasion de prendre du recul sur le sujet, de récapituler sa démarche, d’ouvrir la discussion. En revanche, il est recommandé de parler uniquement du texte pendant tout le devoir, de l’introduction à la conclusion.
  • On rappellera ici l’importance des définitions : l’emploi de tout terme technique doit être assorti d’une définition et cette définition doit être mise à l’épreuve du texte. Il se peut alors que la définition évolue, ce qui participe de l’effort de problématisation préconisé par le jury.
  • On rappellera donc que la question large est réellement un exercice de rédaction, dans lequel sont attendues des analyses développées et argumentées. Pour un point abordé il y a souvent plusieurs aspects à traiter ; pour une question posée il y a souvent plusieurs éléments de réponse et il faut tous les donner.

Conseils des membres du forum

Stephanagreg

  • La question large gagne a être traitée de manière dialectique, avec une introduction générale débouchant sur une problématique ou une hypothèse que l'on se prépare à vérifier - ou à infirmer si le sujet est polémique, comme les questions en WH, par exemple... mais ce peut être risqué - dans le corps de l'analyse, puis un examen détaillé de chaque type d'occurrences du phénomène, agrémentée d'illustrations, de manipulations, et de comparaisons.
  • La conclusion, brève, est importante. Elle gagne à répondre à la problématique annoncée dans l'introduction et peut permettre de dégager une valeur invariante de la forme étudiée suite aux analyses effectuées au cours du développement.
  • Si la question ne porte pas sur une forme, mais sur un phénomène, le développement permet de répertorier les formes qui signalent certaines opérations linguistiques et d'en souligner les spécificités.
  • Des schémas (dessins) sont toujours appréciés. Pour le traitement des modaux, par exemples, ou pour l'analyse des formes en -ING, des illustrations selon le modèle adamczewskien sont sans doute une véritable plus (ce n'est pas une boutade).
  • Chaque analyse gagne à être introduite par une énonciation claire de la problématique. La définition de cette problématique s'imposera à vous de manière d'autant plus spontanée si chaque point de grammaire fait l'objet d'un bref examen au cours de l'année.

Origine de la citation

Macbeth

  • Pour la synthèse, moi je prend ça comme une dissert'. Introduction avec plan en trois parties. Problématique quand c'est possible, mais attention à ne pas se faire bouffer par sa problématique. C'était l'erreur que je faisais avant. Il ne faut pas sauter un exemple intéressant sous prétexte qu'il ne cadre pas avec la prob'.
  • Au brouillon, tu relèves toutes les occurrences, tu les classes. Tu les observes et tu médites dessus. Tu verras que bien vite, tu vois apparaître les trucs importants. Généralement, tu peux les classer en formes plus ou moins typiques. De ton classement, ton plan devrait apparaître tout seul. Sur les formes en ING, j'ai fait mon classement, et mon plan est apparu tout seul : participes présents-gérondifs-noms verbaux-vrais noms.

Origine de la citation

Yunnah

  • Pour les questions larges, il faut partir des segments courts du texte qui te semblent pertinent pour traiter le sujet, comme tu le disais. Le plus difficile est de les classer entre eux pour faire un plan. Soit tu les classes par fonction ou par formes, soit tu fais un plan plus complexe : I. Propriétés morpho-syntaxiques II. Sémantique III. Pragmatique, mais ce plan implique pas mal de connaissances et il est surement mieux de s'en tenir à un plan plus simple pour vous. La question large revient à faire une analyse de plusieurs segments serrés sauf qu'il faut les organiser. L'important est de repérer ceux qui sont porteurs d'une particularité morphologique (de forme), syntaxique ou sémantique et c'est souvent ça le plus difficile.

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